Actualité Focolari - Mai 2001

Economie de communion

Première école internationale d'entrepreneurs

La nouvelle économie, est souvent sur la sellette en cette période et les défis sont nombreux en pleine globalisation. C'est dans ce contexte que 700 entrepreneurs des cinq continents se sont retrouvés du 5 au 8 avril à Castelgandolfo (Italie) pour faire le point sur l'initiative de l'économie de communion, 10 ans après son lancement au Brésil.

 

Un bilan a tout d'abord dressé, en considérant le chemin parcouru. Puis un constat, en voyant la réalité de l'économie de communion aujourd'hui. Enfin, les challenges qui attendent les entreprises qui y ont adhéré et les moyens de dépasser les difficultés. Parmi les nombreux intervenants citons le professeur Zamagni: «L'économie de communion est l'antidote à la culture de la compétition qui envahit tous les secteurs des relations humaines.» Grâce à ces dix années d'expériences et aux nombreuses thèses (une centaine), faites sur ce thème, les premières lignes d'une nouvelle pensée économique ont été tracées.

 

Les bénéfices mis en commun

Chiara Lubich a mis à profit cette occasion pour rappeler la finalité de l'économie de communion: voir réaliser la phrase de l'Evangile «La multitude des croyants n'avait qu'un c¦ur et qu'une âme [...] mais entre eux tout était en commun [...] Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin». (Ac. 4,32-34) Elle a aussi parlé de la «culture du don», synonyme de la culture de l'amour. «Au contraire de l'économie de consommation basée sur la culture de l'avoir, l'économie de communion est basée sur la culture du don. En effet si tous les hommes vivaient l'Evangile, les grands problèmes du monde n'existeraient plus car le Père du ciel interviendrait pour réaliser la promesse de Jésus: "Donnez et il vous sera donné..."» (Luc6, 38). Et de souligner très fortement: «Un peu de charité, un peu de superflu, quelques ¦uvres de miséricorde ne suffisent pas aujourd'hui. Il faut que des entreprises entières mettent librement en commun leurs bénéfices.»

Il est proposé également aux chefs d'entreprise d'avoir toujours devant leurs yeux les plus pauvres car: «J'avais faim et tu m'as donné à manger, j'étais nu et tu m'as vêtu... [...]» Mais pour développer la culture du don, il faut former des hommes nouveaux. Des laïcs qui doivent se sanctifier dans leurs milieux de vie et d'activité, christianiser par le témoignage et la parole. Ces hommes nouveaux doivent se former à cette culture de l'amour. C'est pour cela qu'est né le projet d'écoles pour entrepreneurs afin de se former toujours mieux à la culture de l'amour.

Un nouveau souffle a donc été donné à l'économie de communion lors de ce congrès. Un congrès que n'est pas prêt d'oublier la délégation française qui a vu là les prémices de l'éclosion du pôle des entreprises de la Mariapolis d'Arny (voir le dossier en pages 18-22).

 

Didier LUCAS


Prêtres, laïcs, communautés...

Paroisses en mouvement

 

Le congrès du Mouvement Paroissial qui s'est déroulé du 22 au 25 mars 2001 à Castelgandolfo (près de Rome) a réuni quelque 750 participants sur le thème de l'Eglise, lieu de vie.

Le Mouvement Paroissial est un mouvement né sur les encouragements du pape Paul VI en 1966. Des prêtres et des laïcs vivant la spiritualité des Focolari et engagés dans leurs paroisses ont compris que cette spiritualité pouvait non seulement renouveler leur vie chrétienne personnelle, mais faire refleurir dans leur communauté paroissiale, cette vie de communion qui caractérisait les premières communautés chrétiennes.

Jean-Michel Guerrien, curé à Haubourdin près de Lille, - qui a participé au congrès avec un petit groupe de la France - précise le rôle des membres du Mouvement Paroissial en paroisse. «Dans la paroisse il y a une grande diversité, des jeunes, des personnes âgées, des malades, des riches, des pauvres, des mouvements apostoliques, des mouvements de spiritualité etc... une diversité telle, qu'elle invite à l'unité. Les membres du mouvement paroissial ne viennent pas avec "l'étiquette" sur le front. C'est plutôt une attitude de vie qu'ils cherchent avant tout à adopter pour construire l'unité dans toute cette diversité. En France, le Mouvement Paroissial est essentiellement développé dans le Nord et l'Est.

Un petit exemple dans notre paroisse: Les familles qui ont eu un deuil dans la semaine sont invitées à la messe du dimanche suivant, même si elles ne sont pas pratiquantes. Nous les accueillons du mieux possible et nous mettons un petit lumignon sur l'autel durant la messe. Quatre-vingt-quinze pour cent répondent à cette invitation et c'est une occasion pour les membres de la communauté paroissiale d'exprimer leur solidarité avec ces familles. J'ajoute que la plupart des membres des Focolari ont des activités dans la paroisse tout en n'étant pas reliés directement avec le Mouvement Paroissial.»

 

Vie paroissiale et harmonie

Le récent congrès annuel du Mouvement Paroissial a rassemblé 750 personnes provenant de différents pays Européens. Le thème en était l'Eglise, non seulement le bâtiment, mais le territoire où vit la communauté de la paroisse, avec ses bâtiments paroissiaux, là où se vit l'unité avec tous ses rapports humains. «Nous avons pris davantage conscience que lorsque nous nous réunissons dans l'église ou un autre lieu de la paroisse nous devons refléter la présence de Dieu, commente le Père Jean-Michel. Nous devons tout mettre en ¦uvre pour que la communauté devienne plus une famille. L'église devenant la maison de famille de la communauté chrétienne, la maison du peuple de Dieu, la maison où l'on écoute la Parole de Dieu où l'on reçoit les sacrements. Tous les bâtiments de la paroisse doivent refléter la beauté de Dieu, l'harmonie de Dieu, ceux qui y pénètrent doivent y trouver l'amour, l'accueil, la solidarité. Une harmonie qui vient de la présence de Jésus au milieu des paroissiens, fruit de leur amour réciproque. Nous sommes appelés à refléter sur la terre l'harmonie de la vie Trinitaire et cela doit transparaître aussi dans les bâtiments.»

 

Didier LUCAS