Actualité et Focolari - Mai 2002

Économie de communion

Chefs d'entreprises et salariés partagent

 

« L'économie de communion une utopie qui se réalise concrètement. » Cette phrase paradoxale pourrait bien résumer la table ronde sur l'économie de communion, qui s'est déroulée à Pont-à-Mousson le 16 mars dernier.

Voici quelques extraits d'impressions et témoignages de chefs d'entreprise et salariés.

« Ce n'est pas la culture du profit pour le profit, mais celle du profit pour en faire profiter les autres. » « Cela semble bien utopiste, mais, je dois dire que le mot semble est de trop. Mais les utopies comme celles-ci - de partage, de communion - il y en a eu au travers des siècles passés. De Bouddha à Jésus, de Gandhi à Martin Luther King, de l'abbé Pierre à s¦ur EmmanuelleŠ ils ont fait partager leur utopie à d'autres et ont pu réaliser ensemble des cathédrales de générosité alors qu'on les disait tellement et seulement utopiques. »

« Nous ne sommes pas si bêtes pour croire qu'un monde idéal est pour demain. Mais nous savons aussi que nous ne cheminons efficacement que si nous savons où nous allons et que c'est bien là que nous voulons aller. Il faut aussi y travailler sans cesse et remettre cent fois l'ouvrage sur le métier. » « Je n'imaginais pas qu'une telle initiative puisse exister. » « Au départ, je ne voyais pas ce que les salariés venaient faire là-dedans, puis j'ai compris par leurs témoignages qu'ils y avaient leur place. »

« On voit vraiment que l'économie de communion s'inscrit dans le courant des alternatives à la société de consommation, par la culture du "donner" »

« Ce samedi, nous étions pénétrés de cette même "utopie " qu'un monde sans partage est un monde sans avenir. En venant témoigner, j'ai voulu donner une légitimité à ceux qui chaque jour partagent avec les autres. Je crois aussi que ce talent du don nous réchauffe et nous nourrit. » « Une démarche altruiste qui peut paraître utopique au regard des plans sociaux qui s'amoncellent sur fond de mondialisation » « Cette journée arrive à point. Je cherchais le chemin pour arriver à l'homme dans sa dignité et son respect. J'aime beaucoup votre idée de "l'associé invisible" (ndlr : la part liée à la Providence). »

La centaine de participants est repartie pleine d'espoir en cette nouvelle économie qui se propage même dans notre contexte de la mondialisation de nos modes de vie.

 

Didier LUCAS

 


 

Unité des chrétiens

Luthériens et catholiques en dialogue

 

Une rencontre fraternelle entre luthériens et catholiques en Alsace qui a permis un approfondissement de la spiritualité de l'Unité.

« Comment peut-on nous convier à une rencontre à l'entrée de la semaine Sainte alors que tout le monde est très occupé ! » C'est pourtant le pari qu'a fait le pasteur Michel Hoeffel au Liebfrauenberg (Alsace). Cette rencontre à l'initiative des Focolari faisait suite à une rencontre ¦cuménique qui s'était tenue à Montet (Suisse) l'an passé. Deux journées bien remplies pour un temps d'approfondissement théologique et spirituel. Les participants composés d'un nombre égal de catholiques et de luthériens - en présence de cinq pasteurs - ont pu apprécier la profondeur de la spiritualité de l'Unité. Le Christ Crucifié et Abandonné a constitué le thème central de ces journées. Un Christ reconnu comme chemin de dialogue qui mène à la pleine communion. Avec son exposé Un regard biblique sur la spiritualité de l'unité, Gérard Rossé, exégète du Centre international des Focolari, a présenté l'agir de Dieu dans la vie de Chiara Lubich et de ses premières compagnes qui ont été à l'origine du Mouvement des Focolari. Jean-Marc Prieur, professeur à la faculté de théologie protestante de Strasbourg, a développé un thème riche d'enseignements pour notre aujourd'hui : Diversité et communion dans les premières communautés chrétiennes. L'unité réalisée entre luthériens et catholiques durant ces deux jours a mis en relief la joie de travailler ensemble dans le dialogue fraternel. D'autres rendez-vous sont déjà pris pour aller de l'avant sur ce chemin.

Didier LUCAS

 


Évêques

En famille avec Jean-Paul II

 

En famille avec Jean-Paul II, c'est bien l'impression qu'ont pu avoir les 80 évêques amis des Focolari de 43 nations provenant du Moyen-Orient, du Congo, de la Hollande... en passant par les îles Wallis et Futuna, réunis en audience inattendue avec Jean-Paul II.

La photo de famille laisse transparaître cette atmosphère... pas très protocolaire.

S'adressant au Pape, le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, a rappelé le 25e anniversaire de ces congrès : « Aujourd'hui ils sont plusieurs centaines à se retrouver de part le monde pour approfondir la spiritualité de communion qui a fleuri dans le Mouvement des Focolari. Et vous, Sainteté, comme Paul VI, nous avez toujours encouragés dans ce chemin, nous orientant avec vos paroles et agissant afin que les évêques amis des Focolari soient greffés dans une de ses branches. »

Le thème de la spiritualité de communion et du mystère de l'abandon sur la croix soulignés dans la dernière lettre apostolique de Jean-Paul II ont été approfondis durant ce congrès.

Le Pape en a rappelé la grande nécessité : « Cultiver une authentique et profonde spiritualité de communion concerne tous les fidèles mais spécialement les pasteurs, appelés à veiller à ce que dons et ministères concourent à l'édification des croyants et à la diffusion de l'Évangile. »

Les évêques ont expérimenté une vie fraternelle dans une grande diversité et porté avec eux « une culture de l'unité » capable d'irriguer d'Esprit Saint les différents milieux de la cohabitation humaine.

 

Didier LUCAS

 


Journées du focolare

L'appel à l'unité

 

Strasbourg, Toulouse, Lyon, Paris «la tournée » des journées du focolare se poursuit après celle de Nantes (voir NC d'avril). Au cours de chacune de ces journées, des dizaines de jeunes ont eu l'occasion de découvrir la vie d'un focolare, ce que signifie l'appel à l'unité.

Chacune de ces journées a été marquée de sa propre caractéristique selon les régions. L'aspect famille a été la spécificité de celle de Toulouse: quelques meubles du focolare ont même été transportés sur une scène afin de montrer un salon comme dans une maison. A Lyon l'aspect multiculturel de notre société y était bien représenté dans un programme riche et festif avec beaucoup d'interaction entre jeunes et les habitants des focolares. Un dialogue s'est instauré, riche et dans la vérité, montrant tous les aspects de ce choix de vie.

Une grande liberté a été expérimentée par les jeunes venus à la rencontre de Strasbourg. D'édifiants témoignages de jeunes débutant cette aventure ont exprimé toute l'actualité de ce choix de vie. A Paris, les focolares masculin et féminin se sont présentés respectivement, évoquant leur vie quotidienne (écoute réciproque, moments d'incompréhension, affectivité, partage des biens, etc) et répondant aux questions des jeunes.

Harmonieuse, ouvertes, actuelles, dynamiques, libres, simples tels sont quelques adjectifs utilisés par les jeunes définissant ces moments de partage.

L'unité, un mot très employé dans nos colonnes a vraiment été la caractéristique de ces journées, aussi bien lors des préparatifs entre les différents focolares, avec les jeunes, les adultes que lors du déroulement des journées. Une unité qui ne laisse pas les choses telles quelles.

 

Didier LUCAS